Solutions contre la dépression

Et oui, la dépression se soigne... A la seule condition d'en avoir l'envie.

Psychothérapie, médicaments : il existe maintenant plusieurs traitements efficaces, parfois complémentaires, adaptés à chacun et à l’intensité de sa maladie. Une dépression ne s'en va pas comme ça. Un traitement est donc indispensable quand on en souffre.


Psychothérapie

La psychothérapie est un soin à part entière de la dépression. Pendant un épisode dépressif, la psychothérapie permet de mieux gérer la maladie, de diminuer ses symptômes et leurs conséquences, de donner du sens à ce que l’on fait et de pouvoir envisager le futur sous de meilleurs jours. Ses premiers effets (un soulagement lié à une écoute adaptée) peuvent se faire sentir rapidement, les changements durables arrivent au bout de quelques séances.

Pour commencer une thérapie, il faut s'adresser aux psychiatres (médecins spécialisés ayant reçu, après leurs études de médecine, un enseignement supplémentaire de 4 ans sur les maladies mentales et leurs traitements) ou les psychologues (après 5 années de psychologie à l’université, ils possèdent un diplôme de 3e cycle (DEA, DESS ou master).


Médicaments antidépresseurs

Il y a plusieurs niveaux d’intensité dans les dépressions. Toutes les dépressions ne nécessitent pas de traitement par médicaments antidépresseurs.

Le but du traitement par médicaments antidépresseurs est la diminution significative des symptômes dépressifs et de leurs conséquences dans la vie de tous les jours. Ces médicaments antidépresseurs commencent à être efficace au bout d'au moins 3 à 4 semaines de soin continu. Ils aident souvent à restaurer le fonctionnement normal du sommeil, de l’appétit, à retrouver l’initiative, une vision positive de la vie…


Hospitalisation

La grande majorité des formes de dépression n'ont pas à être soignées à l’hôpital. L’hospitalisation peut néanmoins devenir nécessaire lors de dépressions sévères, de traitements complexes nécessitant un suivi médical particulier ou lorsque le patient est en danger et nécessite une prise en charge (risque de suicide, perte d’autonomie…).

L’hospitalisation a par elle-même une vertu « soignante ». Lieu éloigné du contexte quotidien du patient, c'est un environnement dans lequel il est enfin « possible d’être malade », sans avoir aucune honte. Le malade peut alors se concentrer sur lui-même et sur son traitement.

La durée de l’hospitalisation varie suivant la gravité du trouble. Généralement, une hospitalisation comprise entre 15 jours et 3 semaines suffit.